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L’eau potable de la Commune sous haute surveillance

L’eau potable de la Commune sous haute surveillance


Malgré son interdiction, le chlorothalonil fait toujours la Une de l’actualité. En cause, les métabolites de ce fongicide qui contaminent l’eau potable dans de nombreuses régions. À Orbe, le Service des eaux veille au grain en contrôlant les sources d’approvisionnement et les captages.

Malgré son nom imprononçable, de plus en plus de communes connaissent le chlorothalonil. Malheureusement, d’ailleurs. En Suisse, les produits de dégradation de ce fongicide, appelés métabolites, ont été détectés dans les eaux souterraines du Plateau suisse. L’an dernier, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) avait réalisé des enquêtes auprès des cantons. Les résultats montraient que, sur plus de 1700 échantillons prélevés, environ 73 % respectaient les exigences légales. Les 27 % restants contenaient des résidus de ce chlorothalonil et en quantité jusqu’à 10 fois supérieure à la limite légale fixée par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Le chlorothalonil, c’est quoi ?

Autorisé depuis les années septante et interdit depuis le 1er janvier 2020 dans notre pays, le chlorothalonil est un fongicide utilisé sur les surfaces agricoles (céréales, pommes de terre, cultures maraîchères, vigne, etc.) et les espaces de loisirs (terrains de golf).

Si le chlorothalonil a gagné en notoriété, c'est surtout parce qu'il a été interdit avec effet immédiat par l'Union européenne en avril 2019. Derrière cette décision radicale, le principe de précaution et le constat qu’un danger pour la santé humaine ne pouvait être exclu. La Confédération a aussitôt légiféré : la limite autorisée est de 0,1 microgramme par litre (µg/l) de métabolites de chlorothalonil. Et, dans la foulée, elle a interdit l’utilisation de ce produit phytosanitaire dès le 1er janvier 2020.

Exigences légales strictes

Un dépassement de la concentration maximale autorisée en métabolites du chlorothalonil ne représente pas de danger imminent pour la santé, selon l’OSAV qui rappelle que les exigences de la Suisse en matière de sécurité et de qualité de l’eau potable sont extrêmement élevées : les résidus de produits phytosanitaires et de métabolites sont soumis à une réglementation très stricte.

Quoi qu'il en soit, personne ne veut de résidus de chlorothalonil dans son eau potable. Etant donné que ces substances sont très lentement dégradées, l'interdiction récente d'utilisation de la substance mère ne suffit malheureusement pas pour résoudre le problème. D'autres mesures doivent donc être prises, comme par exemple, la dilution des eaux, l’exploitation de nouvelles sources ou de captages dans des zones peu agricoles. En dernier recours, des traitements techniques peuvent être mis en œuvre, comme l’installation de systèmes de filtration des résidus de pesticides, de filtres à charbon actif qui s’avère extrêmement coûteuse pour les communes et, par conséquent, pour les habitants consommateurs d’eau potable.

La situation à Orbe

A Orbe, le réseau est placé sous la surveillance du Service des eaux et de son responsable et fontainier, M. Gandolfo Armanno (photo ci-dessous) qui assure, avec son équipe, la maintenance, l’entretien et le contrôle de la qualité du réseau d’eau potable, sous la direction des Services techniques.

Dans le cadre de l’autocontrôle de la distribution d’eau, le Service des eaux communal procède tous les ans à trois campagnes d’analyses chimiques et bactériologiques comportant pour chacune, plusieurs prélèvements en différents points du réseau, du captage à la distribution. Cette surveillance est complétée par cinq campagnes d’analyses effectuées sans préavis par le Laboratoire cantonal.

En plus de ces analyses pointues, un échantillon des eaux provenant des sources de Boven, des Eaux-Vives, de la Tufière, du Bois-de-Chêne ainsi que de la nappe phréatique de St-Germain est prélevé pour examiner spécifiquement la présence de chlorothalonil dans les eaux du réseau communal provenant de ces divers captages. L’eau ainsi mélangée doit, bien entendu, respecter les valeurs maximales prévues par la loi lors de sa distribution.

Les dernières analyses effectuées cet automne sur le territoire urbigène démontrent une concentration de métabolites du fongicide chlorothalonil ne dépassant pas la valeur maximale admise de l’Ordonnance du Département fédéral de l’intérieur (DFI). En effet, ces résultats, tout comme ceux des prélèvements précédents, indiquent un taux conforme, soit en-dessous de la norme 0,1 µg/l (microgramme par litre) pour l’eau du réseau.

Bonne nouvelle, donc, les Urbigènes peuvent continuer à boire leur eau du robinet sans réserve !

 LA MUNICIPALITE

Plus d’informations

Mme Annick Gilliéron
Cheffe des Services techniques
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078 723 40 74

M. Gandolfo Armanno
Chef de réseau – Fontainier
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079 897 60 37

 pdfFoire aux questions (FAQ) - Office de la consommation / Qualité et distribution de l’eau

 

2020 Chloro Gandolfo

 

Parution: 15 décembre 2020